Les idées reçues sur le vitiligo, maladie de la peau

Les idées reçues sur le vitiligo, maladie de la peau

Les estimations portent à 70 millions le nombre de personnes dans le monde touchées par le vitiligo. Il se manifeste sous plusieurs formes et peut toucher n’importe quelle zone du corps. Les formes les plus fréquentes restent une dépigmentation totale ou partielle des mains, pieds, coudes, genoux, ou toute autre zone de frottement.

C’est dans la tête

Le vitiligo survient à tout âge, mais plus de la moitié des personnes le déclenchent avant l’âge de 20 ans. Cette maladie n’est pas considérée comme dangereuse, mais reste socialement très difficile à vivre. Se sentant un cas rare, la personne vit mal d’avoir des tâches de dépigmentation sur le corps. Elle a tendance à se cacher et à s’isoler.

Les premières tâches peuvent survenir après une grossesse, un choc émotionnel ou un grand stress. Mais l’évolution par la suite de la maladie n’est pas dûe à un facteur psychologique. Contrairement aux idées reçues ce n’est pas relié au psychosomatique. Elle est classée dans les maladies auto-immunes.

Les conséquences psychologiques peuvent être dramatiques, les jeunes personnes pourront le vivre encore plus difficilement. La vie sociale du jeune, notamment à l’école ou lors de ses activités extra-scolaires peut être affectée par des moqueries et des mises à l’écart. Des surnoms peuvent aussi être donnés au vitiligo. Ce qui blesse profondément la personne atteinte et l’enferme davantage dans son mal-être.

Cette pathologie est contagieuse

On se demande parfois si cette maladie est contagieuse, elle ne l’est pas du tout, puisqu’encore une fois on parle de maladie auto-immune, dûe à un dérèglement du système immunitaire. Certaines personnes ignorant les causes de la maladie refuseront tout contact avec une personne atteinte. 

Il faut absolument éviter le soleil et s’en protéger

Le risque de cancer de la peau est plus faible chez la personne atteinte, contrairement à ce que l’on pourrait croire, en raison de l’absence de la mélanine, responsable du pigment de la peau. Les traitements pour soigner le vitiligo sont d’ailleurs à base de rayons uv. L’héliothérapie peut aussi aider la personne atteinte à repigmenter. Une exposition solaire progressive peut être recommandée par les spécialistes. Il est indispensable de prendre un avis médical et se faire conseiller avant d’entreprendre une exposition solaire lorsqu’on est atteint de vitiligo. Le sujet devra s’armer de patience avant d’obtenir des résultats visibles. La pigmentation de la peau, lorsque les traitements fonctionnent survient après plusieurs mois, voire plusieurs années. En attendant la personne pourra utiliser une lotion de camouflage du vitiligo pour retrouver une vie sociale plus harmonieuse et surtout confiance en soi.

Elle est sytématiquement héréditaire

La génétique peut entrer en ligne de compte, mais un seul sujet d’une famille peut être touché par la dépigmentation. La maladie n’est pas transmissible, même si on transmet un terrain parfois propice à son développement. On ne parle pas de maladie héréditaire. Toutefois, il peut arriver que deux persones d’une même famille, perdant par exemple un proche développent en même temps la maladie. Pourtant elles n’ont pas le même âge.

Conclusion

Face à un nombre de personnes ignorant encore la maladie, le sujet devra faire face à des regards insistants, parfois de dégoût, les adolescents et enfants peuvent subir des moqueries et grandir avec un complexe et un mal-être constants. Le vitiligo est simplement une dépigmentation de la peau, les personnes atteintes sont des personnes comme les autres, et personne n’est jamais à l’abri de le déclencher.

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